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MATIÈRE RéSIDUELLES

 


 Votre L.e.s.

Fonctionnement DU
l.e.s.

 l'eau au l.e.s.

 les biogaz

 site 2E génération

Lieu d'enfouissement sanitaire

Connaissez-vous votre L.E.S.? Un L.E.S. c'est un Lieu d'Enfouissement Sanitaire. C'est le nom que l'on donne maintenant au dépotoir, de la décharge publique ou encore du tas d'ordures dépendant de la région d'où vous provenez !

En 1981, la Corporation de Comté de Richmond commençait l'opération du lieu d'enfouissement sanitaire actuel situé dans le Canton de Melbourne.

Propriété de la MRC depuis 1982, le site reçoit les déchets sanitaires de toutes les municipalités du territoire de la MRC, (à l'exception de Ulverton en vertu d'une entente intermunicipale) et de l'Arrondissement Brompton de la Ville de Sherbrooke.  D'un volume autorisé de  900 000 m3, il est prévu qu'avec un volume complété, en 2007, de 565 650 m3 et un volume annuel d'enfouissement de 22 000 m3 annuellement (15 000 tonnes métriques approximativement), que le site d'enfouissement de la MRC du Val-Saint-François aura atteint sa capacité totale en 2022.

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Ça fonctionne comment un L.E.S. ?

Voici les principales étapes que suivent les matières résiduelles lorsqu'elles sont ramassées par le camion d'ordure :

1. Les matières résiduelles arrivent au lieu d'enfouissement sanitaire par camion.  Ces matières proviennent soit du secteur résidentiel, soit du secteur des industries, des commerces et des institutions ou soit du secteur de la construction, de la démolition et de la rénovation.

2. Le camion est pesé. Les données de provenance et de nature des résidus sont recueillies et comptabilisées.

3. Le camion décharge son contenu à l'endroit indiqué par l'opérateur sur le L.E.S.

4. L'opérateur étend les matières résiduelles et les compacte. Nous pouvons compacter les matières résiduelles à environ 793 kg/m3.

5. À la fin de la journée, une mince couche de sable est étendue sur les résidus enfouis au cours de la journée. Cette couche sert principalement à contrôler les odeurs, la poussière et à éviter la dispersion des déchets par le vent tout en décourageant les oiseaux, les rats et autres vermines de se servir du L.E.S. comme garde-manger !

Depuis quelques années, la SGMR expérimente une toile pour le recouvrement journalier des déchets.  Lorsque la température le permet, la toile est étendue sur les déchets le soir et enlevée le matin.  Ainsi, plutôt que d'étendre une couche de sable à chaque jour, cette toile permet d'économiser temps et argent tout en évitant de perdre de l'espace d'enfouissement.

 

6. Lorsqu'une cellule est complètement remplie, la surface est recouverte de terre et des plantes y sont introduites. Des évents à biogaz sont aussi installés.

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L'eau et le L.E.S. 


 

 

Au L.E.S., l'eau qui passe à travers les déchets enfouis est recueillie par un ensemble de conduits perforés placés sur le pourtour du site.  Ces eaux sont dites de lixiviation.


 

 

 

 

L'eau amassée arrive dans un bassin de captage et d'égalisation d'une capacité de 8 600 m3.

 

 

 

 

Elle est ensuite pompée vers les bassins d'aération d'une capacité de 4000 m3 chacun.

Le premier est muni de quatre aérateurs et le deuxième de deux.


À la sortie du deuxième bassin d'aération se trouve un dernier bassin de polissage d'une capacité de 1000 m3.

Il sert principalement à la décantation des matières en suspension.



 

 

À la sortie du bassin de polissage, un système de désinfection par oxydation chimique au peroxyde d'hydrogène assure la destruction complémentaire des coliformes totaux et fécaux. L'eau rejetée est donc de bonne qualité, sans danger pour l'environnement.

Depuis 1996, la MRC a instauré un programme de suivi qui consiste à échantillonner et à analyser les rejets en eaux, quatre fois par année, et les paramètres analysés sont conformes aux paramètres réglementés. 

Sur la périphérie du L.E.S., des fossés assurent le cheminement des eaux pluviales vers une décharge unique existante au coin Nord du terrain. Les eaux de pluie qui tombent sur le chapeau des cellules déjà remplies et recouvertes ruissellent sur une pente de 5 degrés vers les périphéries, puis sur une pente de 30 degrés pour rejoindre le terrain naturel et les fossés.

Des piézomètres sont installés en périphérie du L.E.S. pour permettre l'échantillonnage et l'analyse des eaux souterraines. La MRC a instauré un programme de suivi qui consiste à échantillonner et à analyser les eaux souterraines deux fois par année.


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LES BIOGAZ

Les biogaz sont obtenus par la décomposition des matières organiques en milieu anaérobie (milieu sans oxygène). Donc, lorsque vos résidus de table (pelures, salade, fruits, légumes, etc.) et de jardin (pelouse, feuilles, branches, etc.) se retrouvent au L.E.S., ils sont enfouis et compactés avec toutes les autres tonnes de déchets. Après quelque temps, ils se décomposent même sans la présence d'oxygène. C'est cette décomposition qui va produire les biogaz.

Afin d'éviter que les biogaz générés par la décomposition des matières organiques bâtissent une pression dans la masse des déchets et migrent d'une manière incontrôlée, la SGMR a installé des cheminées de ventilation passive dans les zones recouvertes étanches. Ces cheminées de ventilation permettent aux biogaz de s'échapper plus facilement vers l'atmosphère et, par conséquent, aident à éviter la formation de failles dans la couverture finale.

La SGMR vous propose une visite virtuelle du Lieu d'enfouissement sanitaire.

À partir du menu SGMR, choisir : Plan du lieu d'enfouissement sanitaire (LES).

Vous pourrez faire une visite vituelle du Lieu d'enfouissement sanitaire et en apprendre d'avantage sur son fonctionnement.

Lien pour la visite virtuelle

 

 

Un L.E.S. 2e génération : ce n'est pas de la science-fiction !

L.E.S. actuel

À la suite de l'adoption du règlement sur la gestion des déchets solides et après plusieurs études environnementales, le Ministère de l'Environnement du Québec donnait un accord de principe sur le site proposé pour l'établissement du L.E.S. pour la MRC du Val-Saint-François: c'était le 2 mai 1980.

La superficie totale du terrain est de 230 000 m3 (23 hectares). En excluant les aires destinées aux servitudes et à l'aménagement des bassins de traitement, la surface consacrée à l'aménagement des cellules d'enfouissement totalise 158 000 m2 (15,8 hectares).

À la fin de 2007, 120 000 m2 (12 hectares) étaient déjà occupés par des déchets. C'est environ 565 650 m3 de déchets et de recouvrement journalier.  La densité des déchets ainsi mis en place est évalué à 493,5 kg/m3 de 1981 à 2002. Depuis 2002, l'achat d'un nouveau compacteur a permis d'atteindre 793 kg/m3.

Vous pouvez consulter les quantités de déchets enfouis par chacune des municipalités de la MRC du Val-Saint-François depuis 1998 en cliquant sur le lien ci-dessous :

Quantités annuelles de matières résiduelles enfouies par municipalité

 

Un nouveau règlement sur l'enfouissement

Le 19 janvier 2006, le Règlement sur l'enfouissement et l'incinération des matières résiduelles est entré en vigueur.  Un des objectifs de ce nouveau règlement consiste à s'assurer que les activités d'élimination des matières résiduelles s'exercent dans le respect de la sécurité des personnes et la protection de l'environnement.

Avec l'adoption de ce règlement, de nouvelles exigences en matière d'élimination remplacent celles que l'on retrouvait dans le règlement précédent.  Ces exigences concernent entre autre :

  • L'aménagement de cellules d'enfouissement étanches assurant une grande protection des eaux souterraines;
  • Le captage des eaux de lixiviation et, au besoin, leur traitement pour assurer la protection des eaux et de la qualité de milieux récepteurs;
  • Le captage et l'évacuation sécuritaire des biogaz et, dans certains cas, leur brûlage.

 


Vers un site de 2e génération

Dans le souci de protéger l'environnement et pour être conforme à la nouvelle réglementation, la SGMR envisage d'importants travaux pour la construction d'un site de 2e génération.

Jusqu'au début du siècle, les déchets solides étaient entassés dans le sol, dans un champ ou une dépression à proximité de la zone urbaine qui les générait. Cette façon de faire génère des nuisances : prolifération de vermine, attirance des goélands, odeur nauséabonde, dispersion des papiers par le vent et émission prolongée de fumée lors des incendies. La partie non visible des nuisances est pourtant tout aussi importante : biogaz qui s'infiltre dans les infractuosités, lixiviat qui se répand dans la nappe phréatique ou les eaux de surface voisines. Aujourd'hui, cet ensemble de nuisances n'est plus compatible avec la protection de la santé et la recherche de la qualité de vie (extrait de Marc J. Olivier). Plusieurs solutions s'offrent à nous. Nos décideurs locaux devront, dans les prochaines années, choisir l'alternative la plus compatible avec notre situation.


C'est quoi un site de 2e génération ?

Le but ultime du site de 2e génération est d'assurer une sécurité maximale et un confinement très efficace du contenu des cellules qui le composent. De plus, ils minimisent la production de lixiviat et permettent la récupération des liquides dans le fond de la cellule ou entre deux géomembranes.

De la base jusqu'au sommet, la cellule à sécurité maximale comporte :

  • fond de l'excavation;
  • géomembrane inférieure;
  • système de collecte secondaire;
  • géomembrane supérieure;
  • système de collecte primaire;
  • géotextile;
  • matériaux contaminés;
  • système de récupération des gaz (si nécessaire);
  • membrane argileuse;
  • géomembrane;
  • couche drainante;
  • recouvrement de protection;
  • terre végétale.

Un site de 2e génération pourra nous permettre de protéger encore plus notre environnement. De protéger aussi celui des générations futures.


Encore plus loin

Mais pourrait-on aller encore plus loin dans l'exploitation et dans la gestion du L.E.S.? La SGMR s'est posée la question. Et oui, on peut aller plus loin.

Les faits :
Nous avons environ 30 % de sable qui compose le volume de déchets déjà enfoui et c'est beaucoup trop. Nous savons que dans ce qui est enfoui, il y a environ 70 % du volume qui est récupérable.

Intéressant, non?


C'est à évaluer

Voilà où en est rendue la SGMR dans le dossier du développement du L.E.S.. Mais tous ces projets génèrent des coûts ! Il nous reste à évaluer les avantages et les inconvénients, les coûts et les bénéfices des projets en vue, par rapport à l'environnement, au développement durable, au budget disponible et surtout aux besoins des citoyens et citoyennes de la MRC du Val-Saint-François.

 
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